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Les beaux jours incitent à la marche et j’ai ressorti de ma bibliothèque un livre d’un auteur que j’apprécie David Lebreton. (c’est lui qui a écrit en 2000 « l’éloge de la marche »).

J’ai eu envie de partager avec vous quelques lignes de son livre : Marcher « Eloge des chemins et de la lenteur ».

"La marche libère des contraintes de l’identité. Hors de la trame familière du social, il n’est plus nécessaire de soutenir le poids de son visage, de son "nom, de sa personne, de son statut « social…Elle amène à se défaire du fardeau parfois d’être soi, elle relâche les pressions qui pèsent sur les épaules, "les tensions liées aux responsabilités sociales et individuelles. Le marcheur tombe les éventuels masques car personne n’attend de lui qu’il joue un "personnage sur les sentiers. Il est  anonyme, sans engagement autre que l’instant qui vient et dont il décide de la nature. Pour une  durée plus ou moins "longue, le marcheur change son existence et son rapport aux autres et au monde, il est inconnu sur la route ou sur les sentiers, il n’est plus engoncé "dans son état civil, sa condition social, ses responsabilités envers les autres. Expérience provisoire de mise en apesanteur des exigences de la vie "collective. Marcher revient à se mettre en congé de son histoire et à s’abandonner aux sollicitations du chemin.

"Loin des routines du quotidien, le recours à la forêt, à la montagne, aux routes ou au sentier est une échappée pour reprendre son souffle, affûter ses "sens, renouveler sa curiosité et connaître des « moments d’exception.

Je vous souhaite de belles journées ensoleillées. Eve