lettresaunjeunepoete

 

« J’aimerais vous prier, autant qu’il est mon pouvoir […], d’avoir la patience envers tout ce qu’il y a de non résolu dans votre cœur et d’essayer d’aimer les questions elles-mêmes comme des chambres verrouillées, comme des livres écrits dans une langue étrangère. Ne partez pas maintenant à la recherche de réponse qui ne peuvent pas vous être données parce que vous ne pourriez pas les vivre. Et ce dont il s’agit, c’est de tout vivre, peu à peu, un jour lointain, sans que vous le remarquiez, vous fera-elle entrer dans la réponse. »

Lettres à un jeune poète

Rainer Maria Rilke (1875-1927)