banc et fleuve Réflexions sur les bords du fleuve

Il était bien maussade le chauffeur de taxi qui m'emmenait à la gare, soit que ma tête ne lui plaisait pas , soit qu'il soit tombé de son lit sur le mauvais pied, soit que la course n'était pas à son goût, soit... soit...soit. Je me suis perdue en conjecture.

Avait-il le droit d'assombrir par son humeur ce dernier jour de vacances ?

Quelle idiote je fais, il avait bien le droit cet homme d'avoir une humeur chagrine peut-être avait-il mal dormi ? peut-être s'était-il disputé avec sa femme, ses enfants, son chien s'était peut-être échappé au moment où il partait ou bien était-il à ce tournant de la vie qui nous fait dire "mais qu'est ce que je fais là ? En le quittant malgré tout j'ai eu envie de l'embrasser simplement comme ça sans dire un mot et lui donner quelques instants un réconfort dont je sentais qu'il avait besoin. Timidité, pudeur, je ne l’ai pas fait et regretté de ne pas l’avoir fait.

Ne nous laissons pas assombrir par les humeurs des Autres car nous n'en portons pas la responsabilité et parce que nous devons comprendre que si la vie nous sourit elle ne sourit pas à tout le monde de la même façon et au même moment.

Bonne fin d'été et à tous, des journées au coeur ensoleillé. Nous pouvons ensoleiller notre coeur, à nous de puiser dans ces ressources magnifiques, surprenantes, et insoupçonnées qui sont en nous.

Vivons simplement l'instant présent et nourrissons nous à la chaleur des Autres et n'oublions pas que ceux qui ont froid ont besoin de nous et ce n'est pas seulement en hiver.

Eve