England-Cumbria-bench-lake-autumn_m Réverie au bord du lac de Cumbria

Pour certains d’entre-nous assignés que nous sommes à résidence le temps perd de sa valeur première pour se dissoudre dans des journées qui peuvent sembler à l’identique si nous n’y prenons pas garde.

Pourquoi faire aujourd’hui ce que nous pouvons faire demain car rien ne presse puisque le temps a perdu une partie de son identité.

Qu’il est doux de reporter au lendemain ce que l’on peut faire le jour même, j’avoue y prendre un plaisir que je n’imaginais pas possible jusqu’à ce jour.

Alors je me lance dans des rêveries, j’avance dans des carnets de notes anciennes m’étonnant quelque peu d’avoir imaginé autant de choses et de n’en avoir réalisé finalement que quelques unes, faute de temps. De ce temps, qui en ce moment s’étire avec une lenteur de belle alanguie.

Si ma sonnerie interne ne me disait pas qu’il serait temps de songer à me lever peut-être ferais-je une de ces grasses matinées dont je sais que certains ont le secret.

Bref si le temps nous est compté, je décompte à l’envers imaginant ce jour où de nouveau la sonnerie du réveil m’annoncera un jour nouveau et une multitude de choses à réaliser dans la journée.

Mais peut-être dans mon futur scénario le temps prendra une autre valeur et un autre sens et ayant appris à procrastiner sans culpabiliser, je remettrai joyeusement à demain ce que j’aurais pu faire le jour-même engendrant ainsi d’autres comportements.

Eve