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Nous voilà dé-confiné et tout à coup les masques tombent et insidieusement des petits coups de dépression pointent le bout de leur nez, pas forcément la grosse déprime, celle qui nous cloue au matelas, juste un voile qui assombrit le soleil et nous fait douter de nouveaux jours heureux; le confinement nous a maintenu dans un état de dépendance en nous obligeant à rester chez nous et en quelque sorte, nous protéger de l’extérieur.

Et tout à coup, nous voilà de nouveau propulsé dans une réalité aux contours indéfinis voire flous, parce que le virus reste actif, que l’économie va traverser une crise jamais vécue et que même si les terrasses des cafés sont ré-ouvertes et que nous pouvons nous y retrouver entre amis, reste prégnante, cette incertitude de demain qui peut nous nouer les tripes en catimini.

Aussi, si vous ne vous sentez pas bien un peu lourd, un peu brouillon, parlez-en c’est important. Nous ne sommes pas faits pour être confiné puis dé-confiné alors que la menace pèse toujours.

C’est important de se libérer de ses peurs, de ses angoisses, de ses tensions pour qu’elles ne viennent pas à un moment donné submerger votre vie et c’est valable pour tout le monde des plus forts au plus faibles. J’ai vu en Entreprises s’écrouler des personnes parce que le trop c’est trop, la bravache n’est qu’un vernis qui cache la beauté du bois brut mais quel prix à payer lorsque l’écorce éclate.

Avouer que l’on a peur, que l’on a mal, que la vie est parfois difficile nous aide à grandir car cela nous permet de lâcher les faux semblants pour l’authenticité et tant pis pour ceux pour qui le positivisme à tout crin est une réponse à tous les maux parce qu’il ne l’ait pas.

Belle journée. Eve

Patatras : expression familière qui sert à exprimer le bruit fracassant d'une chute brutale d'une chose ou d'une personne